Comment la rédaction contrôle ce qu'elle publie
Avant toute mise en ligne, chaque information est confrontée à ses sources. Le documentaliste vérificateur contrôle les pièces, les archive et s'assure que les citations et les chiffres correspondent aux documents d'origine. Cette étape est distincte de l'écriture et ne dépend pas du journaliste qui signe l'enquête.
Lorsqu'une personne ou une entreprise est mise en cause, la rédaction lui demande de réagir avant publication. Sa réponse est rapportée avec fidélité, y compris lorsqu'elle contredit notre lecture. Si aucune réponse ne nous parvient, le texte le mentionne et précise ce qui a été demandé.
Ce qui ne peut pas être démontré est présenté comme une allégation, jamais comme un fait. Nous n'employons pas de termes insultants ni d'insinuations. Une information trop fragile pour être publiée reste en dossier jusqu'à ce que des pièces supplémentaires la confirment ou l'infirment.
Les erreurs arrivent, et elles sont corrigées de façon visible. La mention indique ce qui a été modifié et à quelle date, afin que le lectorat puisse suivre l'évolution du texte. Le documentaliste tient la politique de corrections et en répond auprès de la rédactrice en chef.
La protection des sources fait partie de la méthode. Nous ne révélons pas l'identité de celles et ceux qui nous transmettent des informations, et nous évaluons chaque document avec la même rigueur, quelle que soit son origine.
